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News du 14/02/2011 09:41
La vente des lentilles planes de couleur réservée aux opticiens dès 2012 ?



Les autorités européennes envisagent de rénover totalement les règles communautaires relatives aux dispositifs médicaux. Le nouveau cadre législatif pourrait intégrer une réglementation du secteur des lentilles plano-cosmétiques, aujourd'hui entièrement libéralisé dans l'UE.

La feuille de route présentée par Bruxelles prévoit entre autres la rédaction d'une nouvelle directive, qui abrogerait celles actuellement en vigueur. Parmi les options avancées, il est envisagé d'étendre le champ d'application de la législation « à certains dispositifs invasifs à visée esthétique ». Cette mention vise les lentilles planes de couleur qui dépendraient, le cas échéant, du cadre juridique des dispositifs médicaux. Leur distribution devrait alors répondre aux mêmes règles que celles imposées à la distribution de lentilles correctrices : elles ne pourraient, comme aux Etats-Unis, être vendues que sur prescription médicale par des professionnels habilités (en France, il s'agit des opticiens). Selon le calendrier, la nouvelle législation devrait être adoptée au premier trimestre 2012.

Une demande de longue date des laboratoires français

Cette hypothèse formulée par l'Union européenne fait suite à une consultation lancée en 2008 par la Commission européenne auprès des acteurs des dispositifs médicaux. « En ce qui concerne les dispositifs à visée esthétique, comme les lentilles de contact non correctrices, la plupart des répondants ont estimé que ceux-ci doivent satisfaire aux mêmes exigences essentielles applicables aux dispositifs de la même catégorie avec un but médical ». C'est la position défendue par les professionnels français, notamment le Syffoc (Syndicat des fabricants et fournisseurs d'optique de contact) et la SFO ALC (Société française des ophtalmologistes adaptateurs de lentilles de contact).

TOP SANTE

Les lentilles peuvent vous mener aux urgences
Mis à jour le Lundi 7 Février 2011


Les lentilles de contacts ne sont pas à mettre entre n’importe quelles mains sous peine de terminer au service des urgences.
Souvent plus esthétiques que les lunettes, les lentilles de contact sont à manier avec précautions. Le Syndicat National des Ophtalmologistes de France a rappelé l’importance de l’hygiène lorsque l’on porte des lentilles. Une étude récente réalisée au service d’ophtalmologie de l’Hôtel-Dieu de Paris a en effet révélé que 3 à 4% des urgences concernent des utilisateurs de lentilles qui ont mal respecté les règles d’hygiène et d’utilisation.
Les conséquences de ce manque d'hygiène peuvent parfois être graves : irritations oculaires, ulcération ou encore abcès de la cornée.
Rappelons donc quelques règles indispensables au bon usage des lentilles de contact:
- Avant toute manipulation, lavez-vous soigneusement les mains et les ongles avec des savons doux et sans parfum. Car les traces de produits parfumés laissent des dépôts sur les lentilles.
- Renouvelez les solutions que vous versez dans les étuis à chaque fois et ne diminuez pas les temps de trempage indiqués.
- Maquillez-vous après la pose des lentilles avec des produits adaptés aux yeux sensibles, en évitant le rebord interne des paupières.
- Lorsque vous portez vos lentilles, n'instillez pas de collyres ou de produits susceptibles de les teinter (vitamine B12, rifamycine...)
Auteur : Kea-Kea Kaing

News du 23/01/2011 20:49
Congrès d'Optométrie : comment freiner la myopie évolutive ?


Organisé par l'Association des Optométristes de France, le Congrès d'Optométrie et d'Optique de contact réunit, ces 23 et 24 janvier, 450 participants à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Au programme : des conférences sur la vision, les lentilles et les réglementations européennes.
Ce dimanche, on a ainsi pu assister à une conférence évoquant les nouvelles pistes de ralentissement de la myopie évolutive, brillamment présentée par M. Björn Drobe (responsable d'étude et de développement sur ce sujet chez Essilor R&D).

Le problème de l'évolution de la myopie chez l'enfant se pose à grande échelle. On estime actuellement à un milliard le nombre d'enfants atteints de myopie. Ces enfants, à l'âge adulte, ne risquent pas uniquement de souffrir d'une mauvaise vision de loin, mais aussi de rétinopathies (le risque de développer une rétinopathie augmente fortement avec la myopie). Björn Drobe rappelle qu'aujourd'hui la myopie ne se traite pas, mais qu'il existe de nombreuses méthodes pour freiner son évolution : les gouttes d'atropine, l'orthokérathologie, le port de lentilles rigides, le port de lunettes à double-foyers ou progressives...Toutes ces méthodes ne sont pas sans effets secondaires pour l'enfant. Les espoirs des chercheurs se portent surtout sur les verres, unifocaux ou multifocaux. Des verres doubles foyers dotés de prismes, sont d'ailleurs déjà commercialisés en Asie où ils enregistrent de bons résultats.

En parallèle de ces innovations, de simples conseils peuvent également ralentir la myopie de nos jeunes clients. Ne pas lire de trop près, jouer dehors plutôt que sur ordinateur peut se montrer également efficace. Enfin, le meilleur moyen de ralentir la myopie resterait le port de la correction la mieux adaptée, ni trop, ni sous corrigée.


En marge des conférences, l'Exposition Industrielle réunit les exposants et sponsors suivants : Carl Zeiss Vision, Ciba Vision, Clary Optic, Cooper Vision, Essilor, E-Optic, Fax International, Hoya Lens France, Johnson et Johnson Vision Care, Laboratoire Ophtalmic Verbal, Lagad Vision, Luneau Technology, Mark'Ennovy, Nidek, Opto-Com, Polylogic, Precilens, Rev.

REMBOURSEMENT


News du 17/01/2011 14:44
Baisse du remboursement des lunettes par la Sécurité sociale : c'est officiel !


Déjà symbolique, la prise en charge des lunettes par la Sécurité sociale se réduit comme une peau de chagrin. Comme nous vous l'avions annoncé le 9 décembre dernier, le gouvernement a décidé d'augmenter la participation de l'assuré pour les médicaments à service médical modéré, les médicaments homéopathiques et certains dispositifs médicaux. Sont concernés les verres correcteurs, les montures et les audioprothèses. Le décret est paru au Journal Officiel samedi 15 janvier.

Le taux de remboursement chute à au moins 60% du "tarif sécu"

Ce texte, entré en vigueur hier 16 janvier, modifie entre autres l'alinéa 8 de l'article R.322-1 du Code de la Sécurité sociale. Il fixe de "40 à 50%" la participation de l'assuré pour les frais de produits et prestations listés sur la LPP, contre "30 à 40%" auparavant. Le remboursement des lunettes et des prothèses auditives par la Sécurité sociale, qui se montait jusqu'ici à 65% du déjà très faible "tarif sécu", chutera donc au minimum à 60% et au maximum à 50% de ce forfait. Le conseil de l'Uncam (Union nationale des caisses d'assurance maladie) doit fixer le taux exact de la participation de l'assuré dans un délai de deux mois. A défaut, la prise en charge de la Sécurité sociale sera de 60% du tarif conventionnel.


Tollé général contre cette mesure

Le décret baisse également le taux de remboursement des médicaments à vignette bleue et des médicaments homéopathiques, qui se situera de 25 à 30%, contre 30 à 40% précédemment. Ces mesures, qui s'inscrivent dans la maîtrise de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie pour 2011, sont fortement décriées, par les patients et les financeurs de la santé. L'Uncam et la Cnam ont voté en décembre contre le projet de décret, regrettant "la logique d'augmentation du reste-à-charge des patients et du transfert de la charge de financement sur les complémentaires santé portée par ce texte". L'Unocam (Union nationale des organismes complémentaires d'assurance maladie) s'est dite quant à elle "scandalisée qu'un tel projet ayant un impact financier pour les complémentaires santé n'ait donné lieu à aucune concertation ni même information" de la part du ministère. Le CISS (Collectif inter associatif sur la santé) estime quant à lui que ces choix risquent "d'aggraver les inégalités de santé, l'inflation des dépenses totales de santé et la multiplication des renoncements aux soins".